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Comprendre l’éco-conception web

Tags : ecoweb

De nos jours, l’écologie est un concept largement répandu qui possède un impact sur le quotidien de chacun : on trie, on recycle, on privilégie les transports en commun ou le vélo, on débranche les appareils électroniques, on participe aux opérations zéro déchets et on signe des pétitions pour Greenpeace. Ce sont ces actes, conscients ou non, qui en devenant des habitudes permettent de faire une différence.

Il reste cependant un domaine dans lequel l’écologie n’est pas encore assez développée : celui d’Internet. Et pour cause, il peut être difficile d’imaginer que le web est lui aussi source de pollution malgré sa nature numérique.

La pollution invisible du web

Bien que la numérisation de nombreux supports de communication permette d’utiliser moins de papier, l’ordinateur, et plus encore le net, consomme une quantité d’énergie tout aussi néfaste pour l’environnement. Chaque clic, chaque échange laisse une empreinte car nécessite des ressources en électricité. Ainsi, chercher sur Google la recette du boeuf bourgignon permettrait d’allumer une ampoule de 12W pendant 2 heures, et envoyer un mail à ses grands-parents avec quelques photos de vacances en pièce-jointe génèrerait jusqu’à 20 grammes de CO2. Toutes ces actions, effectuées chaque jour plusieurs fois par 4,2 milliards d’internautes, finissent par avoir des conséquences non négligeables sur notre planète au même titre que les gaz rejetés par nos pots d’échappement.

Il en va de même pour les innombrables sites web présents sur la toile. D’une part, créer et gérer un site consomme de l’énergie : son développement, son hébergement, son design, son optimisation et sa gestion requièrent une consommation plus ou moins importante en fonction des pratiques. D’autre part, les visiteurs du site en consomment également en naviguant sur les différentes pages. Là encore, les chiffres sont plus parlants : une étude réalisée par l’ADEME en 2014 a su démontrer que les 100 sites français les plus visités consommaient annuellement un total de 8,3 GWh, soit l’équivalent de la consommation d’énergie de 3 077 foyers, et il est facile d’imaginer qu’en 2019 ce chiffre ait encore augmenté.

La pollution du web, bien que insoupçonnée pour certains, s’avère donc être identifiable et mesurable. Alors, que peut-on faire pour la réduire ? Les acteurs du milieu de la conception web ont cherché à répondre à cette question et sont parvenus à une nouvelle façon de créer des sites plus verts et plus respectueux de l’environnement : l’éco-conception web.

Le principe de l’éco-conception web

L’éco-conception web est basée sur un principe simple : on cherche à réduire l’impact écologique d’un site web sans pour autant affecter sa performance en faisant les meilleurs compromis possibles. Ce modèle permet ainsi de réduire la consommation en énergie pour les concepteurs comme pour les visiteurs en agissant tout au long du cycle de vie du site web sur plusieurs grands domaines :

  • Son hébergement : on privilégiera un hébergeur local qui utilise des énergies renouvelables pour sa consommation d’électricité.
  • Sa conception : on choisira un CMS ou un framework plus léger, plus écologique et adapté aux besoins du client. On abordera également la conception en mobile first afin d’adapter le site à tous les supports et de l’alléger en fonction de ces derniers.
  • Son design : on s’orientera vers des sites épurés et peu gourmands en animations, et on optimisera la navigation de manière à limiter au maximum les pages et sous-pages.
  • Son développement : on travaillera sur des fichiers CSS et JavaScript séparés, optimisés et minifiés afin de réduire les requêtes HTTP et accélérer les temps de chargements. On conservera le strict nécessaire des librairies JavaScript afin d’alléger le code.
  • Son contenu : on compressera chaque image et contenu multimédia en amont sans affecter leur qualité, on privilégiera les glyphes adaptées au web aux icônes personnalisées ainsi que des polices standards.
  • Son optimisation : on se contentera d’utiliser le strict nécessaire. Pas de plugins ou de fonctions dont l’utilité n’est pas avérée.

Il s’agit là de quelques exemples de mise en pratique de l’éco-conception web, qui est en réalité un ensemble de nombreux petits éléments de conception qui, mis bout à bout, permettent de réduire la consommation d’un site web de manière significative. Ces grands principes ont été rassemblés dans un livre nommé “Eco-conception web : les 115 bonnes pratiques”, écrit par Frédéric Bordage, fondateur du collectif GreenIT qui oeuvre à développer l’écologie du web et des technologies de l’information.

L’éco-conception web pour tous

Vous l’aurez compris, l’éco-conception web n’est pas un modèle de développement révolutionnaire en soi, mais un ensemble de pratiques plus ou moins contraignantes qui permet de faire la différence. Un site vert sera tout aussi efficace, esthétique et rapide (voire plus) qu’un site qui ne l’est pas, avec en plus la garantie qu’il respecte au maximum notre environnement.

Chez ManaBee, l’éco-conception web est placée au cœur de nos démarches, mais nous tenons également à ce qu’il n’y ait aucune différence de performance entre nos sites écologiques et ceux qui ne le sont pas, et nous nous engageons à réaliser tous nos projets en fonction des besoins de nos clients. Nous pensons que sur le long terme, l’éco-conception web peut devenir la norme sur Internet, car elle peut convenir à tous et à tous types de sites.

Vous le savez désormais, il n’est ni compliqué, ni contraignant de faire un geste supplémentaire pour la planète en créant ou en refondant le site de son entreprise : il vous suffit de faire appel aux bonnes personnes. Alors, êtes-vous prêts à passer au vert avec nous ?

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